Agriculture

Notre commune de Lançon couvre une surface de près de 7000 ha (70 km2) dont à peu près la moitié à vocation agricole, mais pas exploité dans sa totalité. L’aptitude des sols présente un bon potentiel agronomique, en particulier pour la vigne et l’olivier (commune de France ou il y a le plus d’oliviers plantés, mais pas forcément exploités !).

Pour la vigne, 5 domaines remarquables et parfois connus et primés dans le monde entier. Dans ces 5 domaines, à signaler la coopérative qui regroupe tous les producteurs qui vinifient et commercialisent ensemble, leur point de vente étant le caveau en bord de 113. Notre territoire, était également un terroir d’élevage ovin très important jusqu’à la fin des années 1970. La technique d’élevage employée était l’élevage transhumant qui voyait les troupeaux « voyager » entre les estives de montagnes l’été, et la douceur de l’hiver Provençal. On peut considérer cette « migration » organisée, comme un modèle économique copié sur le modèle des migrations naturelles observées sur les troupeaux de mammifère sauvages. En somme il s’agit d’une perpétuelle recherche du printemps !

La culture de la vigne est le fer de lance de l’agriculture à Lançon-Provence, tout comme d’ailleurs en Provence. Notre terroir est classé en appellation d’origine contrôlée des Coteaux d’Aix. (Tout comme l’huile d’olive par ailleurs). De belles entreprises viticoles prospèrent sur notre terroir mais elles masquent un fort recul de l’agriculture sur notre commune malgré un fort potentiel. Notre volonté est d’encourager l’installation d’agriculteurs, la préservation du foncier à haute valeur agronomique, mais également la valorisation de terrain plus pauvre. Pour ce dernier l’élevage ovin et caprin en parcours sylvo-pastoral apparait comme une évidence. La commune possède déjà une bergerie sur un site ou pâture des brebis en saison d’hiver. D’autres sites s’y prêtent et notre action vise à les promouvoir. Plusieurs raisons à cela : Tout d’abord la lutte contre les incendies par l’entretien exercé par les troupeaux le long des parcours de pâturage. D’autre part, l’installation d’éleveurs qui vont contribuer au dynamisme économique de notre commune, s’inscrivant par la même occasion dans le projet alimentaire territorial (1), qui vise à terme à nourrir la population du département avec une production locale.

(1) Très ambitieux et structurant à la fois, tant en termes d’économie agricole, de protection des terres fertiles qu’en matière de nutrition, de santé, de cohésion sociale et d’emploi, ce projet correspond tout à fait au souhait de plus en plus fort des habitants de notre département de renouer avec des productions locales de qualité. Des productions issues d’une agriculture diversifiée, respectueuse des grands équilibres environnementaux et sobre sur le plan énergétique.

Le Projet Alimentaire Territorial sera conduit à l’échelle du Département des Bouches-du-Rhône en partenariat avec le Pays d’Arles et la Métropole Marseillaise.

Notre terroir se veut également hospitalier pour la culture des oliviers, des amandiers, pour la trufficulture, le maraîchage, mais également pour l’aviculture et divers projets que nous tentons de faire aboutir. C’est aussi le sens de mon action à l’échelle de la Métropole en tant que Vice-président en charge de l’agriculture du territoire du Pays Salonnais. Aussitôt élu j’ai proposé et défendu l’idée d’un Salon des Agricultures sur notre territoire. J’ai rencontré peu d’enthousiasme au début, mais peu à peu j’ai réussi à faire admettre l’idée, qui a ensuite trouvé l’écho du Conseil Départemental pour aboutir à un évènement de portée Régionale dès la première édition en 2016 avec plus de 40 000 visiteurs.

Pour revenir à notre commune, comme je disais plus haut, notre ambition est d’encourager le retour d’une agriculture qui saura exploiter les atouts de notre terroir, profiter de la proximité des zones urbaines pour développer les circuits courts. Cette agriculture va devoir également conjuguer son développement avec des activités du tertiaire. Notre PLU se veut innovant, je dirai même révolutionnaire dans la mesure où nous proposons de créer une zone mixte (commerce et agriculture) au sud de la RD113. Cela aura le mérite de préserver des espaces réservés à la vigne aux vergers d’oliviers, pourquoi pas au maraîchage, d’éviter l’imperméabilisation outrancière des sols et permettre même l’installation d’entreprise para-agricole. Puisque c’est notre vocation, assumons-la !

Pourquoi ne pas imaginer un pôle d’activités agricoles.

Michelle MILLE,
Maire de Lançon-Provence